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Archive for avril 2009

Cours d’éthique, jeudi 8 h 15. La moitié de la classe a la tête dans le cul (faut vraiment nous voir), on a fini la veille à 23 h 30, stage de soir oblige. Notre professeure nous prend en pitié et décide de nous encourager un peu:

– Ne vous inquiétez pas, la session achève

– Et on achève avec, madame. On est mortes!

– Au risque de me répéter: aucun sacrifice, aucune victoire!

Avant d’aller plus loin, voici un petit récapitulatif de la situation: encore quatre semaines de stage, des travaux de stage à rendre chaque semaine, deux contrôles par semaine, des cours de socio, d’autres de microbio et les examens de fin de session dans cinq semaines. Enfin, bref. Quatre semaines de travail acharné et la dernière semaine, au radar, sur pilote automatique.

De quoi je voulais parler déjà? ah oui! ça y est! Les pensées du jour. C’est pas mon truc. Les Le commencement est la moitié de tout, Le destin met beaucoup de hasard dans son jeu, ou encore Acheter est meilleur marché que demander sonnent pas mal creux, surtout après une nuit de cinq heures.  Mais cette fois-ci, j’ai accroché. Et au lieu de baragouiner quelques mots du genre « Espèces de sadiques! vous ne pensez qu’à nous achever. Bande de malades! On veut devenir infirmières pas médecins. Vous n’avez pas de cœur et on n’as plus de vie… » à la fille d’à côté, j’ai écris sur la page de couverture de mon cahier, en rouge et en majuscules:

AUCUN SACRIFICE, AUCUNE VICTOIRE

De toute façon, on a des semaines de plus de 30 heures, nos travaux nous grugent encore 15 ou 20 heures, ajoutez à ça deux bonnes heures de transport par jour, plus de vie sociale parce qu’on ne sort plus, une vie de couple qui ressemble plus à de la collocation (bon,là j’exagère un peu, mais quand même!),  et voilà, le plus dur est fait, les sacrifices sont là, me reste la victoire 🙂

Aucun sacrifice, aucune victoire, voici mon crédo pour tout le reste de la session! J’ai même écris la citation du jour notée par la prof au tableau:

Ose penser:

Ose penser par toi-même, ose réfléchir, délibérer, débattre pour te faire une idée claire, ose te libérer de la tutelle de ceux qui avaient l’habitude de penser pour toi, ose trancher, quitte à te tromper, assume les risques d’erreur, car c’est ainsi que se construit ta liberté.

Kant, philosophe, XVIII

Si ça ce n’est pas de la motivation!

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Pour Aristote, du moins dans son livre II, les Carthaginois étaient bien gouvernés et leur constitution lui paraissait « à beaucoup d’égard supérieure aux autres ». Il qualifie cette dernière de mixte, car elle a des traits à la fois aristocratiques et démocratiques :

« Les rois sont avec les Anciens, maîtres de porter ou de ne pas porter une affaire devant le peuple quand tous sont d’accord ; dans le cas contraire, c’est au peuple d’en décider. En ce qui concerne les affaires présentées au peuple, on lui concède non seulement le droit d’écouter les décisions des autorités, mais aussi le pouvoir de décider souverainement, et tout citoyen, s’il le désire, peut présenter des contre-propositions, ce qui n’existe pas dans les autres constitutions. »

Politiques. II 11,5-6

Cette constitution vantée par Aristote, ne mit pas Carthage à l’abri des tentatives de coups d’État. La première est attribuée par les sources anciennes à Malchus qui, au VIe siècle, après avoir investi la ville, fut accusé d’aspirer à la tyrannie et fut mis à mort (Justin, XVIII, 7, 18). Plus tard, à l’époque de l’expédition d’Agathocle en Afrique en 310, Bomilcar aurait profité de la confusion qui régnait à Carthage pour se proclamer tyran. Mais les Carthaginois réagirent promptement et le firent mettre en croix. Il semble par conséquent que la tyrannie ou la dictature n’ont jamais pu être instaurées à Carthage.

La véritable histoire de Carthage et de Hannibal, (p. 18-19). Textes réunis et commentés par Jean Malye. Les Belles Lettres, 2007.

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